L’investissement mobilise pas moins de 3 M€.
Spécialiste de l'ingénierie et des opérations maritimes clés en main, Ship as a Service (SAAS) consolide sa flotte avec l'intégration de l'Atlantique. Lancé en 2004 au chantier Piriou sous le nom de Saint-Antoine Marie II, cet ancien thonier senneur sétois de 43 mètres a été reconverti en 2015 pour l’Armement des Phares et Balises. Il va maintenant faire l'objet d'un important arrêt technique pour se muer en navire océanographique sous le nom de Sterenn Atlas.
Le navire sera ainsi équipé de technologies de pointe :
· Un système de positionnement dynamique de dernière génération.
· Un robot sous-marin (ROV) capable d'opérer jusqu'à 3 000 mètres de profondeur.
· Un laboratoire scientifique embarqué pour l'acquisition de données environnementales.
Ces nouvelles capacités permettront à SAAS de réaliser des chantiers plus éloignés des côtes, en s'affranchissant des contraintes météo les plus strictes.
Répondre aux enjeux géopolitiques et industriels des océans
Le Sterenn Atlas vient compléter au sein de SAAS une flotte désormais forte de huit navires, dont 4 unités côtières de moins de 12 mètres, mais aussi le Minibex, ancien fleuron de la Comex, ou encore le Sterenn Norzh, bateau spécialisé dans les études géophysiques racheté l’an dernier au Royaume-Uni. Avec son nouvel outil, l'entreprise lorientaise cible directement la pose et le suivi des câbles sous-marins, électriques et télécoms sur la façade Atlantique, une activité jusqu'alors très centrée sur la Méditerranée.
Le projet s'inscrit dans un contexte de forte accélération des besoins maritimes. Entre l'accord européen pour le soutien à l'éolien offshore français (AO10), l'expansion des réseaux de télécommunication et les exigences de la Présidence de la République concernant la surveillance des infrastructures critiques, les opérations sous-marines deviennent hautement stratégiques.
Pour accompagner sa croissance, SAAS (7M€ de CA ; 40 salariés) a également annoncé investir 1 M€ dans sa nouvelle base lorientaise près du quai des TCD, sur la rive gauche du Scorff. Ce site regroupera le siège social, la R&D, un bassin d'essai et un quai d'amarrage, qui devraient préparer l’entreprise à franchir un nouveau palier dès 2027.