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La belle saison du thon blanc

Après une année 2023 difficile, en volume comme en valeur, le thon germon refait surface sur le port de Keroman, pour le plus grand plaisir des pêcheurs.

« C’est correct », se risque-t-on à dire sur les quais Keroman, où se cultive la prudence autant que la discrétion.

Après avoir démarré doucement en août dernier, soit près d’un mois en retard par rapport à son calendrier habituel, la campagne de pêche au thon blanc ou germon (thunnus alalunga) arrive bon gré mal gré à des résultats très honorables. Le volume total des captures débarquées à Keroman devrait cette année dépasser les 1 000 tonnes, soit environ le double de 2023, annus horribilis.

« Non pas que les apports ont été massifs ou réguliers, mais nous avons su empiler plusieurs petits coups et des débarquements de navires irlandais de 26 mètres que l’on entend fidéliser », raconte Yonel Madec, responsable d’exploitation de la criée pour la Sem de Lorient Keroman. Et ce n’est pas fini.

Une bonne valorisation

Chassant le germon avec un chalut pélagique tracté par paire (« en bœuf »), les quelques chalutiers lorientais engagés dans la course se montrent décidés à continuer ainsi, aussi longtemps que possible, autant que leurs quotas le permettent. Il faut dire que les prix se montrent également bien plus favorables, environ 50% de mieux que l’an dernier. « On se situe autour de 3 € le kg, voire au-delà », se réjouit-on au sein de l’APAK qui arme deux paires de chalutiers sur cette pêcherie.

En attendant de rebasculer sur des espèces comme le merlu, cette bonne valorisation est davantage une consolation qu’un réel motif de satisfaction. Elle permet d’anticiper un hiver difficile qui devrait être de nouveau marqué par une fermeture du golfe de Gascogne, mesure édictée au niveau européen afin de préserver les dauphins de captures accidentelles. Une véritable absurdité selon les pêcheurs. « Cette interdiction spatio-temporelle ne règle pas le problème de fond, car elle nous empêche d’éprouver l’efficacité des dispositifs d’éloignement des cétacés dont nous avons équipé nos filets », insiste-t-on à l’APAK.

 

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