Taillé pour affronter les eaux polaires, c’est un voilier robuste.
Sa coque en aluminium renforcée, affichant 30 mètres de long hors tout et environ 80 tonnes lège, n’est pas sans rappeler les lignes de sa grande sœur Tara, également dessinées par les architectes navals Luc Bouvet et Olivier Petit. Construit en 2000 chez Thierry Stump au Brésil, il est surmonté d’un gréement porté par deux mâts à balestron autoportés et rotatifs.
« C’est un bateau confortable à manœuvrer », assure le capitaine Baptiste Régnier qui a trouvé dans l’écosystème naval lorientais les moyens adaptés pour donner une seconde vie à ce navire, au terme de longues navigations à titre particulier.
Vocation océanographique
« L’association suisse Forel Héritage a décidé de racheter le voilier en 2022 en vue de son affrètement pour des missions scientifiques ciblées », explique Baptiste Régnier.
Hissé à l’été 2023 sur l’aire de réparation navale de Keroman, Forel a intégré chez AML une nouvelle propulsion avec 2 moteurs Cummins de 400 CV et un système d’injection AdBlue, ainsi que 2 groupes électrogènes de 27 kW.
« Nous avons également aménagé à l’arrière du bateau une plateforme scientifique disposant d’un treuil océanographique et des appareils de prélèvement (rosette, CTD,…) adossés à un "clean lab". De quoi accueillir les travaux de 5 chercheurs dans des conditions optimales », reprend Baptiste Régnier.
Travail pédagogique
Piloté par un équipage de 5 marins, Forel sera également un support adapté à des travaux de sensibilisation à l'environnement marin, mais aussi des résidences d’artistes.
Pour sa campagne inaugurale, deux missions d’exploration ont été réservées par des instituts de recherche suisse et canadien vers le sud du Groënland. Le départ de Lorient est prévu le 5 juin et le retour programmé pour la fin de l’été. Forel a par ailleurs noué un partenariat à dimension pédagogique avec la Cité de la Voile Eric Tabarly.
Renseignements : https://www.forel-heritage.org