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mercredi 09 janvier 2019

L’ÉLÉVATEUR A BATEAUX FAIT PNEUS NEUFS !

Pour la première fois depuis sa mise en service, l’élévateur de 650 tonnes du port de Lorient Keroman change ses 16 pneumatiques. Lancée l’été dernier, l’opération s’est poursuivie pendant l’arrêt technique de Noël. Et devrait s’achever fin 2019.




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Dans la vie d’un élévateur à bateaux, il y a des étapes importantes. Celle que vient de vivre celui du port de Lorient Keroman en fait assurément partie. A l’occasion du traditionnel arrêt technique de Noël, l’élévateur de 650 tonnes (l'un des plus puissants d'Europe) s’est vu retirer 4 pneumatiques remplacés par des modèles flambants neufs. En réalité, quatre premiers pneus avaient déjà été changés pendant la dernière trêve estivale. Et huit autres devraient être remplacés d’ici fin 2019. A cette date, l’élévateur de Keroman aura donc complètement renouvelé sa garde robe pneumatique. Une première depuis sa mise en service en 2002 ! « La longévité moyenne de ce genre de pneu est de 20 ans, indique Frédéric Savary, responsable de l’Aire de Réparation Navale (ARN) de Lorient Keroman. Il y a très peu d’usure de gomme. L’élévateur se déplace sur un sol propre et bitumé, sans gravillon, à une vitesse de 3km/h à vide et de 1,5km/h en charge, ce qui limite fortement les risques de dérapage ! ». L’usure des 16 roues que compte l’engin se fait davantage par les ultraviolets ou par l’ozone. « Les faiblesses ne sont pas toujours visibles de l’extérieur. On se fie beaucoup aux indications données par les constructeurs. Ce sont surtout des mesures préventives », poursuit le responsable.

Budget : 15 000€ par roue

Les anciens pneus Michelin seront progressivement remplacés par des pneus Goodyear, dernière entreprise à proposer ce modèle sur le marché. Gonflé à 10 bars de pression, les pneus sont remplis à 2/3 de liquide et à 1/3 d’air, ce qui permet de diminuer les risques de projection de gomme en cas d’éclatement. Chaque pneu contient ainsi 1 tonne de liquide qu’il faut vidanger avant chaque démontage ! « Nous demandons également que les roues soient entièrement démontées pour être sablées et métallisées afin de refaire leur système anti corrosion. On en profite aussi pour vérifier s’il n’y a pas de fissures sur les jantes », détaille Frédéric Savary. C’est la société Vulco, déjà en charge de l’entretien des pneumatiques de l’élévateur, qui a remporté le marché et s’est occupée de l’opération pendant l’arrêt technique. Coût de l’opération ? « 15 000€ hors taxe par pneu », répond le responsable. Un budget pour le moins conséquent lorsqu’il faut changer 16 roues. Et entièrement à la charge de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port de pêche et de l’ARN.