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mercredi 11 mars 2020

EMPLOYÉ DE MARÉE : UN MÉTIER PLEIN D’AVENIR

Confrontés à des problèmes de recrutement et à un nombre important de départs à la retraite prévu dans les prochaines années, les mareyeurs proposent depuis 2017 une formation qualifiante au métier d’employé de marée. Avec à la clé la certitude de trouver un emploi. Et de pouvoir évoluer dans la profession.




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Ils partirent 80 mais ne furent qu’une dizaine à l’arrivée. C’était il y a trois ans, lorsque l’Union du Mareyage Français (UMF), accompagnée par la région Bretagne, Pôle emploi et le centre de formation des apprentis (CFA) de Lorient décidait de relancer le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) d’employé de marée. Une formation en alternance, 15 jours en centre et 15 jours en entreprise, d’une durée de 6 mois, destinée à apprendre  toutes les techniques du métier : reconnaître les espèces, trier le poisson, le calibrer, le fileter, le conditionner, préparer les expéditions… Lors de la dernière remise de diplômes, qui a eu lieu en début d’année au port de Lorient Keroman, ils n’étaient toujours qu’une poignée (5 hommes et 3 femmes). Mais avec la certitude de décrocher un emploi à la fin de leur formation. Désormais, pour limiter les échecs en début de parcours, l’UMF a mis en place un premier filtre afin de mieux renseigner les candidats sur le CQP et les réalités du terrain. « On leur propose une demi journée d’information collective pour bien leur expliquer le métier , les horaires, ce qu’on attend d’’eux…», indique Jennifer Leroux, coordinatrice régionale de l’UMF.

2 000 départs à la retraite

Ouverte à tous, sans contrainte d’âge, d’expérience ou de diplôme, la formation ne requiert qu’une chose : « La motivation. Il faut être curieux et motivé », insiste Jennifer Leroux, qui met en avant tous les avantages du métier. « On commence tôt le matin mais on finit également très tôt l’après-midi ». « Pas de travail le week-end ». « La possibilité d’évoluer en passant acheteur, responsable de production ou commercial ». Et surtout : « aucun chômage à craindre ». « Comme pour tous les métiers manuels, les entreprises de mareyage sont confrontées aujourd’hui à des difficultés de recrutement », constate la coordinatrice. Avec un personnel plutôt vieillissant, l’UMF estime qu’il faudra remplacer dans les prochaines années près de 2000 départs à la retraite sur l’ensemble du territoire national. Ce qui laisse penser que le métier d’employé de marée a encore un bel avenir devant lui. Démarrée en janvier dernier, la session 2020 du CQP s’achèvera le 19 mai prochain. Dispensée par le CFA de Lorient au sein du CEFCM (centre européen de formation continue maritime), la formation devrait à nouveaux permettre à une dizaine de stagiaires de décrocher un job sur le port de Lorient Keroman. Au plus grand plaisir des mareyeurs recruteurs.