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jeudi 11 février 2021

LE PÔLE RÉPARATION NAVALE SE MAINTIENT MALGRÉ LA CRISE

Alors qu’en 2020 le pôle halieutique du port de Keroman a été durement touché par la crise sanitaire liée au coronavirus, la réparation navale, elle, s’en sort plutôt bien. Mention spéciale pour les rives gauches du Scorff dont le taux d’occupation arrive à saturation avec une hausse de fréquentation de 54 %.




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219 navires remontés sur le terre plein de Keroman en 2020, « c’est exactement le même chiffre qu’en 2019 », constate Frédéric Savary responsable du pôle réparation navale au sein de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port. Un résultat plutôt positif au terme d’une année frappée de plein fouet par la crise liée aux conséquences du coronavirus. Dans le détail, ce sont les bateaux de pêche et les navires à passagers qui occupent, à parts égales, la tête du classement : 24% chacun, soit presque la moitié du volume total des mouvements de navires enregistrés en 2020. Viennent en troisième position les bateaux de plaisance, 22%, « qui progressent d’année en année ». On retrouve ensuite les navires de servitude portuaire (10%) et les bâtiments militaires (7%). Mais ce sont les rives gauches du Scorff qui affichent la plus forte progression. Cette zone, propriété de la région Bretagne, aura connu en 2020 une croissance de son chiffre d’affaires de 140% et une fréquentation en hausse de 54% ! « On arrive quasiment à saturation, note Frédéric Savary. Cela montre à quel point cet outil est devenu important pour l’équilibre économique du pôle réparation navale ».

Chiffre d’affaires stable

Gérés par la Sem Lorient Keroman depuis 2017, les anciens « quais des TCD » (comme on les désigne encore aujourd’hui) permettent d’accueillir des navires à forts tirants d’eau dont certains peuvent atteindre 80 mètres de long. « C’est un outil complémentaire qui permet de réaliser des maintenances à flots sur des bateaux qu’on ne pourrait pas hisser sur notre élévateur », indique le responsable. Côté chiffre d’affaires, le pôle réparation navale du port de Lorient connaît des résultats quasiment identiques entre 2019 et 2020. Seul petit bémol, le taux d’occupation du terre plein de Keroman baisse de 4%, passant de 6497 jours d’occupation en 2019 à 6206 jours en 2020. Mais rien de catastrophique au terme d’une année cauchemardesque pour nombre de secteurs de l’économie. « Que les navires naviguent ou pas, ils ont obligation de faire des mises à sec et de procéder à des arrêts techniques. Du coup, la situation sanitaire a eu peu d’impact sur notre activité », analyse Frédéric Savary. De quoi regarder l’avenir avec confiance. Les projets d’ailleurs ne manquent pas pour le pôle réparation navale de Lorient Keroman : acquisition d’un nouveau chariot automoteur, réaménagement des deux cathédrales (est et ouest), lancement de l’activité de déconstruction de navires … En attendant le remplacement de l’élévateur de 650 tonnes qui pourrait intervenir à moyen terme.