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jeudi 03 octobre 2019

LES PONTONS DE LA RIVE GAUCHE DU SCORFF REMIS A NEUF

Commencé il y a un peu plus d’un an, le changement des systèmes de fixation des ras-débordoirs installés le long du quai des TCD vient de s’achever. Une remise à neuf bienvenue pour un site dont l’activité ne cesse de progresser depuis deux ans.




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Dans le jargon on les appelle des ras-débordoirs. Pour le profane, il s’agit tout simplement de pontons flottants. Quoiqu’il en soit, ce sont des équipements bien utiles, voire indispensables, pour pouvoir amarrer des navires à quai sans dépendre des horaires de marée. Le long du quai des TCD, sur la rive gauche du Scorff, on en dénombre six, formant un linéaire de 120 mètres de long accessible par deux passerelles métalliques. Cet espace, géré par la Sem Lorient Keroman depuis 2017, accueille tout au long de l’année des navires à fort tirant d’eau qui peuvent y accoster à marée haute, comme à marée basse. Propriété de la région Bretagne, les ras-débordoirs avaient été équipés au départ de systèmes d’accroche qui se sont vite révélés sous-dimensionnés. « Il fallait les décrocher à chaque tempête pour éviter qu’ils ne s’abîment. On ne pouvait pas continuer à travailler comme cela », indique Frédéric Savary, responsable du pôle réparation navale de Lorient Keroman.

30% d’augmentation en un an

Lancé il y a un peu plus d’un an, et financé par la région à hauteur de 170 000 €, le changement de l’ensemble des systèmes de fixation des six ras-débordoirs vient de s’achever. C’est l’entreprise AML (ateliers mécaniques lorientais) qui s’est chargé du chantier. « Nous avons également travaillé avec un cabinet d’étude pour réaliser des modélisations prenant en compte les contraintes de vents et de courants le long du quai et revoir ainsi tout le système d’accroche », précise Frédéric Savary. « On en a aussi profité pour faire un état des lieux complet du matériel et tout remettre en état. Certaines pièces avaient souffert de la corrosion, il a fallu changer des anodes, remplacer quelques défenses », poursuit-il. Ainsi remis à neuf, le quai des TCD (surnommé ainsi car anciennement propriété de la Marine Nationale) devrait continuer à attirer de plus en plus de navires en escale technique. « C’est un outil qui a trouvé aujourd’hui son utilité. En deux ans nous avons réussi à nous faire connaître d’entreprises qui recherchaient justement ce genre de site permettant d’effectuer des travaux de réparation navale à flots », se réjouit le responsable. Pour preuve, en un an, le taux d’occupation de la rive gauche du Scorff a progressé de 30%.