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mercredi 03 juin 2020

AU PANIER À CRABES ON FUME AUSSI LE POISSON

Installé à l’entrée de l’avenue de la Perrière, le Panier à Crabes a ouvert depuis trois ans le Fumoir de Keroman. Une activité que ses gérants souhaitaient développer pour pouvoir répondre à une demande grandissante. Projet reporté pour l’instant pour cause de Coronavirus.




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Alors que les restaurants de l’avenue de la Perrière ont enfin rouvert leurs portes mardi 2 juin, après presque trois mois de confinement, il est une boutique qui, elle, n’a jamais baissé rideau. Située dans une rue perpendiculaire à l’entrée de la célèbre avenue du port de Lorient Keroman, 2 rue Chalutier la Tanche, Le Panier à Crabes a tenté de résister tant bien que mal au passage de la tempête sanitaire liée au Covid 19. « Ca été chaud. On a dû fermer notre stand aux halles de Merville pour se recentrer sur la boutique et maintenir une activité. Ca reprend doucement maintenant, mais on n’a aucune visibilité. On navigue à vue », témoigne Catherine Lharidon, cogérante du Panier à Crabes avec Michel Bouleis. Le couple a monté l’affaire il y a 7 ans. Depuis, ils proposent chaque jour à leurs clients des plats cuisinés exclusivement préparés à base de produits de la mer frais. « Tout est fait maison », souligne Catherine Lharidon, qui insiste : « Le plus important pour nous ce sont nos achats. On se fournit uniquement chez les mareyeurs du port de Lorient ». Et pour cela, ils n’ont que quelques centaines de mètres à parcourir chaque matin.

« On fume tout ce qu’on peut »

A la carte du Panier à Crabes, les menus évoluent tous les jours en fonction des approvisionnements : aïoli frais de cabillaud, taboulé au saumon sauvage, lasagnes de langoustines, couscous de la mer… « On ne fait pas pléthore de plats, mais on se renouvelle en permanence. Il y en a pour tous les budgets ! », précise la gérante. Il y a trois ans, Catherine et Michel se sont lancés dans une nouvelle activité en créant dans leur boutique le Fumoir de Keroman. « On propose les grands classiques, poursuit-elle, le saumon bio d’Écosse ou d’Irlande, mais aussi le bar, le cabillaud… En fait, on fume tout ce qu’on peut fumer. A condition que ce soit du poisson de saison ». Le couple avait prévu de développer l’activité en louant à la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port, un bâtiment attenant à leur boutique pour y installer un deuxième fumoir ainsi qu’un labo. Mais ça c’était avant, avant le confinement et ses conséquences sur la vie économique. « Ca marche très bien, on a beaucoup de demande sur les poissons fumés, mais pour l’instant, on préfère attendre avant d’aller plus loin », confie Catherine Lharidon. Qui reste malgré tout optimiste. Et espère bien faire aboutir le projet en 2021.