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jeudi 04 juillet 2019

UN SEMESTRE RELATIVEMENT BON POUR LE PÔLE HALIEUTIQUE DE LORIENT KEROMAN

Une pêche côtière qui montre des signes de redressement. Des apports extérieurs en nette augmentation. Mais des débarquements de pêche fraiche au large en baisse. Le bilan du premier semestre d’activité 2019 du pôle halieutique de Lorient Keroman marque une amélioration très relative par rapport à 2018.




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« Bilan relativement satisfaisant si on raisonne au global ». A l’heure des bulletins scolaires de fin d’année, voici le commentaire qu’on pourrait donner pour juger des six premiers mois d’activité du pôle halieutique de Lorient Keroman en 2019. Certains observateurs, les plus exigeants, ajouteraient sans doute : « peut mieux faire ». Les autres apprécieront qu’en comparaison d’une année 2017 excellente et d’un net repli en 2018, ce premier semestre montre des signes de redressement encourageants, notamment pour la pêche côtière. A  part un gros coup de vent enregistré au printemps, la météo hivernale fut plutôt tranquille. En revanche, quelques navires hauturiers, notamment de l’armement  Scapêche, ont eu à gérer plusieurs arrêts techniques qui les ont maintenus à quai. Résultat, les débarquements de pêche fraiche au large subissent sur la période une baisse de tonnage de 9 % compensée par une meilleure valorisation du poisson. Conséquence positive d’un marché porteur, le secteur de la pêche hauturière enregistre ainsi une stabilisation de ses valeurs de transactions.

Volumes stables pour la langoustine

La pêche côtière, quant à elle, termine fin juin à 2 500 tonnes, comme en juin 2018, mais avec un chiffre d’affaires en augmentation de 3,37%. Du côté des apports extérieurs générés par le service commercial de Lorient Keroman, la hausse est constatée cette fois aussi bien en volume qu’en valeur. 3 025 tonnes de poisson sont venues alimenter les ateliers des mareyeurs sur les 6 premiers mois de l’année, contre 2 525 tonnes l’année passée, soit près de 20% d’augmentation en volume et 17% en valeur. Dans le détail, la lingue franche, le merlu et la lotte ont connu une forte hausse (+16%), alors que le lieu noir, la lingue bleue et le sabre sont à la baisse. Quant à la langoustine, espèce phare de Lorient Keroman, ses volumes de capture ne sont toujours pas au niveau de ceux de 2017. Fin juin, on en avait vendu sous contrôle portuaire 400 tonnes, contre 420 tonnes à la fin du premier semestre 2018. Enfin, si la sardine n’est pas encore remontée assez haut pour permettre des débarquements importants, le thon semble, lui, en avance sur le calendrier. « Certains navires lorientais sont en train de se réarmer pour partir à sa traque », confirme François Cuvilly, responsable halieutique du port.