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mercredi 14 avril 2021

ARRÊT AUX STANDS À KEROMAN POUR L'ÉTOILE DU ROY

L'un des plus grands navires français est venu effectuer une escale technique sur l'Aire de Réparation Navale de Keroman. Un arrêt aux stands mené tambours battants avant de repartir vers l'Espagne pour un tournage.




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Pendant 3 jours les badauds se sont pressés derrière les grilles de l'Aire de Réparation Navale de Keroman. Trois jours, c'est le temps qu'il aura fallu à l'Étoile du Roy pour se refaire une beauté. Monté sur le terre plein le mercredi par l'élévateur de 650 tonnes, le navire, réplique d'une frégate corsaire du XVIIIe siècle, a été remis à l'eau dès le vendredi.


Long de 47 mètres, trois mâts, pour un poids de 316 tonnes, la mise à sec d'un tel bateau est une opération pour le moins délicate. « C'est l'un des plus gros vieux gréements que l'on sort avec le Marité et la Belle Poule, indique Frédéric Savary, responsable du pôle réparation navale de Lorient Keroman. « La manipulation est délicate car le navire se présente dans la darse en marche arrière avec sa mâture complète, poursuit-il. Ca passe à quelques dizaines de centimètres de chaque côté. Le risque c'est qu'une vergue se prenne dans un câble, ce qui pourrait alors entraîner de la casse ».


Cette fois encore la sortie de l'eau s'est parfaitement déroulée. Il faut dire que les conditions météo étaient parfaites : grand soleil et pas un souffle d'air. « Au-delà de 25 nœuds de vent c'est tout simplement impossible », explique Frédéric Savary.

Anodes, calfatage, antifouling...

Cinq employés du pôle réparation navale ont été mobilisés pour réaliser la « manipe ». Arrivé à 14h00, l'Etoile du Roy était positionné dans ses bers à 16h00. « On n'avait pas fini de caler le bateau que les équipes étaient déjà en train de gratter les coquillages sur la coque », raconte le responsable.


Pas de temps à perdre. Entre le nettoyage, le calfatage, le changement des anodes, la révision des lignes d'arbre, les couches d'antifouling... les 3 jours d'escale à Keroman auront été exploités à leur maximum. C'est l'un des avantages de l'élévateur de 650 tonnes de pouvoir proposer aux armateurs des mises à sec et remises à l'eau aussi rapides. Une réactivité contre laquelle les cales sèches classiques peuvent difficilement rivaliser.


Basé à Saint-Malo, c'est ainsi que l'Etoile du Roy est devenu un habitué de Lorient Keroman. La première fois c'était en 2012. « Depuis qu'ils ont vu qu'on était capable de le manipuler sans le stresser ils le font revenir régulièrement », constate Frédéric Savary. Cette fois-ci, la frégate est repartie vers l'Espagne où elle doit servir de décors pour le tournage d'un film.