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mercredi 15 janvier 2020

ANNÉE STABLE POUR LE PÔLE RÉPARATION NAVALE

Après une année 2018 marquée par une forte progression d’activité, le pôle réparation navale du port de Lorient Keroman a connu une année 2019 plutôt stable. 220 bateaux ont été accueillis sur l’Aire de Réparation Navale pour 6500 jours d’occupation.




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Moins de bateaux de pêche, toujours aussi peu de bâtiments militaires, mais davantage de navires à passagers. Voici comment pourrait se résumer l’activité de l’Aire de Réparation Navale (ARN) de Keroman au cours de l’année 2019. Avec 220 bateaux accueillis sur le terre plein l’an passé contre 226 en 2018, « on est quasiment à l’équilibre », constate Frédéric Savary, responsable du pôle réparation navale au sein de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port. Le repli est à peine plus marqué quand on compte le nombre de jours d’occupation sur l’ARN : 7100 en 2018 contre 6500 en 2019, soit une baisse de 8%. Quant au chiffre d’affaires global, il est lui aussi stable, avec quelques variations selon le type de navire. Les bateaux de pêche hissés par l’élévateur représentaient une centaine d’unités par an. Ce chiffre est tombé à 86 en 2019. « Cela a été une année un peu difficile pour la pêche en termes d’apports. Certains armateurs ont préféré repousser des travaux d’entretien » avance Frédéric Savary. Du côté des navires à passager, en revanche, la progression demeure constante depuis 2015, avec des clients qui n’hésitent pas à venir de plus en plus loin pour bénéficier des infrastructures lorientaises (Nantes, Saint-Nazaire, Bénodet...). Cette catégorie représente désormais 25% de l’activité du pôle réparation navale, contre 20% en 2018.

Des marges de progression

Les navires de servitude (remorqueurs, barges…) stabilisent leur position à 11% de l’activité « On est sur des bateaux dont la fourchette de poids varie entre 400 et 500 tonnes. Sur la façade Manche et Atlantique, il n’y a pas beaucoup d’élévateurs comme le nôtre capable de les prendre en charge. C’est donc un secteur hyper favorable pour nous », analyse le responsable. Du côté de la grande plaisance et des bateaux de course au large, on note une légère baisse, la catégorie représentant malgré tout 21% du volume d’activité, mais avec une forte marge de progression pour les années à venir. L’extension du terre plein sur 6500m2 attendue dans les tous prochains mois, l’acquisition d’un nouveau chariot automoteur et la transformation de la cathédrale ouest en hall polyvalent (annoncée à l’horizon 2021) devraient en effet attirer de nouveaux clients à la recherche de ce type d’équipements. Enfin, la présence de navires militaires demeure limitée sur l’ARN, cette catégorie ne représentant que 3% de l’activité globale. « Ce sont souvent des navires trop lourds pour être hissés à l’aide de notre élévateur », explique Frédéric Savary. D’où l’intérêt pour la Sem Lorient Keroman de pouvoir proposer sur la rive gauche du Scorff un quai en eau profonde permettant des arrêts techniques à flots, à l’image des batiments de la marine nationale actuellement en maintenance sur le site qui pèsent près de 900 tonnes pour 70 mètres de long. Géré depuis 2017 par les équipes portuaires, l’ancien quai des TCD voit sa fréquentation augmenter de manière régulière. Son taux d’occupation était de 70% en 2019. Avec, là encore, des perspectives de développement intéressantes pour les prochaines années.