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mercredi 19 mai 2021

LE VOILIER DE MIKE HORN EN MAINTENANCE À KEROMAN

35 mètres de long, 112 tonnes sur la balance, Pangaea, le voilier d'exploration de Mike Horn, a été sorti de l'eau hier matin par l'élévateur de Keroman. Un arrêt technique qui devrait durer plus de deux mois.




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Posée sur l'aire de réparation navale, l'immense coque en alu impressionne. Et rappelle un autre navire bien connu des Lorientais : Tara, la goélette scientifique repartie en mission en décembre dernier. Cette fois-ci, il s'agit de Pangaea, un ketch de 35 mètres, pour 112 tonnes, propriété de l'aventurier Mike Horn, qui a donc choisi le port de Lorient pour un arrêt technique de plusieurs semaines.


Le navire s'est présenté hier matin à 9h00, en marche arrière pour éviter que les haubans ne se prennent dans l'élévateur. Au final, l'opération de sortie de l'eau et de mise sur ber aura duré plus de 4 heures. « On ne manipule ce genre de bateau comme cela », précise Frédéric Savary, responsable du pôle réparation navale de Lorient Keroman. Avant l'opération, plusieurs rencontres ont d'ailleurs eu lieu avec Mike Horn pour étudier les caractéristiques du voilier. « Il a fallu regarder comment on allait pouvoir le soulever, faire des plans de sanglage élaborer des notes de calcul », poursuit le responsable.

Remotorisation complète du bateau

Un ber a été également spécialement adapté et renforcé pour pouvoir transporter Pangaea sur le terre-plein. Tiré par le chariot automoteur du port, il a finalement été déposé sur la nouvelle zone d'extension de l'aire de réparation navale. « C'est un endroit totalement sécurisé, un peu à l'écart de l'agitation du terre-plein où l'on privilégie les rotations rapides de navires. Les entreprises vont pouvoir travailler dans de bonnes conditions ici », explique Frédéric Savary.


Le choix du port de Lorient par Mike Horn n''est d'ailleurs pas le fruit du hasard. « Il sait qu'on peut faire des manipulations en toute sécurité et qu'il trouvera sur place tous les corps de métiers dont il a besoin », observe le responsable.


Le plus gros poste de l'arrêt technique consistera au remplacement des deux moteurs et des réducteurs. Confié à l'entreprise lorientaise AML, le chantier devrait durer deux mois, au minimum. « Il y a les choses qu'on a prévu de faire et toutes les autres qu'on découvre en mettant le bateau au sec », commente Frédéric Savary. Avec 17 tours du monde au compteur depuis sa fabrication en 2009, le voilier de Mike Horn méritait sans doute bien cette petite remise en forme.