Actualité


 
mardi 03 juillet 2018

SARDINES ET BOLINCHEURS SONT DE RETOUR

A Lorient Keroman, c’est un signe qui annonce le début de l’été. Depuis quelques jours, les bolincheurs finistériens débarquent quotidiennement plusieurs dizaines de tonnes de sardines pêchées au large de Groix. Des volumes destinés pour l’essentiel aux conserveries.




Pour voir les vidéo, il faut activer javascript et télécharger FlashPlayer

Les premiers sont apparus le 24 juin dernier. Quelques jours plus tard, ils étaient une dizaine à venir débarquer leur pêche sur les quais de Keroman. Comme chaque année, au début de l’été, les bolincheurs finistériens ont fait leur grand retour à Lorient. Les équipages, qui traquent la sardine au large de Groix et de Belle-Île, préfèrent débarquer ici plutôt que de remonter dans leur port d’attache, économisant ainsi un temps précieux, et autant de carburant. Conséquence pour le premier port de pêche français, « ça fait beaucoup d’activité en ce moment », constate François Cuvilly, responsable halieutique au sein de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port. « Les bons jours, les bateaux peuvent ramener chacun 10 tonnes de sardines, poursuit-il. A raison de 10 bateaux par jour, on arrive facilement à 100 tonnes de produits à gérer. En plus évidemment de notre activité normale ». 

Dispersion des bancs

Une grande partie de ces volumes est destiné aux conserveries. Stockées à bord des bateaux dans des cuves remplies d’eau de mer et de glace, les sardines sont débarquées sur le quai dans des containers réfrigérés de 300 kilos, puis expédiées en usine. La vente se fait alors de gré à gré, entre les pêcheurs et les conserveurs qui s’entendent directement sur le prix, actuellement entre 0,60€ et 0,70€ le kilo. Seule une petite partie de la production est mise en vente sur le double convoyeur de Keroman pour alimenter le marché local. Vendredi dernier, le prix moyen du kilo de sardine y était légèrement supérieur à 2€. Comme pour toutes les espèces de poisson, c’est l’abondance ou la rareté qui fixent le prix du marché. Et donc souvent la météo ! Les bancs de sardines, repérés depuis fin juin au large de Lorient, semblent avoir été depuis quelque peu malmenés par le retour du mauvais temps. « Quand la météo disperse les sardines il faut souvent attendre quelques jours pour qu’elles se regroupent à nouveau et que les bateaux repartent à la pêche », indique François Cuvilly. Hier matin, sur les quais de Keroman, on ne comptait plus ainsi que 6 bolincheurs, les autres ayant préféré rentrer dans le Finistère en attendant le retour du beau temps. Mais ceux-là seront probablement de retour d’ici peu. Car la saison ne fait que commencer. L’an passé à Lorient, 2125 tonnes de sardines ont été vendues sous criée.