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mardi 15 janvier 2019

24 653 TONNES DE POISSONS DÉBARQUÉES A LORIENT KEROMAN EN 2018

Après trois années marquées par des volumes de capture en constante progression, le port de pêche de Lorient Keroman marque le pas en 2018. Un léger tassement qui n’a pourtant rien d’inquiétant. Avec un peu moins de 25 000 tonnes de produits débarqués cette année, Lorient Keroman demeure en tête des ports de pêche français.




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« Moins 6% ». C’est le chiffre que Jean-Paul Solaro a souhaité mettre en avant lors du traditionnel bilan annuel de l’activité du port de pêche de Lorient. Élu en début d’année, le nouveau président de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port, se prêtait pour la première fois à l’exercice. Moins 6% pour les volumes débarqués comme pour le chiffre d’affaires de la criée, « rien d’inquiétant pour autant » a tenu à préciser d’emblée le responsable. « Nous ne sommes pas dans une situation catastrophique. Après trois années jugées très bonnes par les professionnels, on revient simplement à une situation normale et aux niveaux que l’on connaissait en 2013 ou 2014 ». Au final, le volume total de captures débarquées l’an passé se monte à 24 653 tonnes contre 26 219 tonnes en 2017, soit une baisse de 5,97%. Côté valeur, le montant des transactions enregistrées à Lorient Keroman se monte à 77,559 millions d’euros contre 82,828 millions d’euros en 2017, soit là encore une diminution de 6,36%. Malgré ce « léger tassement », Lorient Keroman reste l’un des tous premiers ports de pêche français puisque ces deux principaux concurrents marquent eux aussi le pas. Si l’on exclut les débarquements extérieurs pour ne garder que les ventes réalisées lors de la première mise en marché, Lorient Keroman aura enregistré cette année un peu plus de 22 500 tonnes contre 21 000 tonnes pour Boulogne sur Mer et 17 000 tonnes pour le Guilvinec. 

Des volumes de thon multipliés par deux

Selon Jean-Paul Solaro, trois raisons principales expliquent cette légère baisse d’activité. D’abord des conditions climatiques marquées par une succession de tempêtes en début d’année suivies d’une longue vague de chaleur pendant l’été. Ensuite, un net recul des captures de langoustines qui chutent de 30%, soit 608 tonnes en 2018 contre 880 tonnes en 2017. Enfin, de nombreuses avaries qui ont touché les navires de pêche hauturiers impactant fortement leur volume de pêche. Dans le détail, la pêche côtière passe de 6 938 à 6 877 tonnes (-0,8%), la pêche hauturière de 11 992 à 10 974 tonnes (-8,5%), le service commercial du port - qui commercialise du poisson issu d’armements etrangers pour alimenter la criée - de 5 087 à 4 827 tonnes (-5,1%), et les débarquements extérieurs de 2 201 tonnes à 1 976 tonnes (-10,2%). Côté bonnes nouvelles, deux espèces se distinguent des autres. Le thon, dont les volumes ont plus que doublé en un an avec 1036 tonnes enregistrées contre 477 en 2017. Et la sardine qui est restée à un niveau très élevé en 2018 avec 2 300 tonnes capturées (+9%). Autre motif de satisfaction, le nombre d’acheteurs agréés continue de progresser et dépasse désormais la barre des 240 acheteurs. Preuve, s’il en fallait, que Lorient Keroman demeure une place de marché très attractive pour les professionnels de la filière halieutique.

 

LES 10 PREMIÈRES ESPÈCES CAPTURÉES EN 2018

Lingue franche : 3 175 tonnes

Lieu noir : 2 830 tonnes

Sardine : 2 323 tonnes

Baudroie : 2 271 tonnes

Merlu : 2 120 tonnes

Sabre : 1 237 tonnes

Lingue Bleue : 1 147 tonnes

Thon : 1 035 tonnes

Langoustine : 608 tonnes

Eglefin : 521 tonnes