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mercredi 05 juin 2019

UN CÔTE D’AMBRE NOUVELLE GÉNÉRATION REMPLACE CELUI DE 1978

Les bateaux neufs se succèdent au port de pêche de Lorient Keroman. Après le Marie-Lou en début d’année, et plus récemment le Dolmen, le Côte d’Ambre est arrivé il y a quelques jours dans son nouveau bassin. L’ancien, âgé de 41 ans, devrait être vendu prochainement. Une page se tourne.




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L’ancien et le nouveau Côte d’Ambre amarrés l’un derrière l’autre sur les quais de  Keroman. Emile Tréguier, ancien pêcheur lorientais et fervent défenseur de la pêche artisanale, disparu il y a trois ans, aurait sans doute été ému par cette image. C’est lui qui avait fait construire en 1978, aux chantiers Vergoz de Concarneau, le premier Côte d’Ambre. Racheté en 1997 par ses deux fils, Laurent et Yann, le navire avait été entièrement refondu en 2003. C’est donc inévitablement avec un petit pincement au cœur que les deux frères ont décidé de s’en séparer pour se faire construire un chalutier flambant neuf. Sans compter une petite appréhension aussi. « On sait ce qu’on laisse, un bateau qui a largement fait ses preuves, mais on ne sait pas ce qu’on va gagner », confie Laurent Tréguier. Qui ajoute immédiatement : « En tout cas, on est très contents de passer sur un nouvel outil comme celui-ci ». Le nouveau Côte d’Ambre est arrivé le 22 mai au port de pêche de Lorient Keroman. De même longueur que le précédent, 16m50, il est en revanche plus large d’1 mètre et beaucoup plus volumineux. Construit aux chantiers Allais, à Cherbourg, le chalutier ciblera en priorité la langoustine, et le reste du temps « la sole, la lotte, la cardine, le merlu ou le saint-pierre », sur une zone de pêche qui s’étend « de Penmarch à l’île d’Yeu ».

3 cabines pour 2

Revenu s’amarrer aux quais de Keroman en début de semaine après une première marée pour « effectuer quelques réglages », le nouveau navire devrait rester encore plusieurs semaines en rodage, le temps pour son équipage de bien l’avoir en main. « Comme il est très volumineux, on ne va peut-être pas gagner beaucoup en carburant. Mais au niveau confort et ergonomie ca n’a rien à voir », constate Laurent Tréguier. Trois postes d’équipage indépendants prévus chacun pour deux personnes ont été installés sur le pont principal. Un gros travail a également été réalisé sur l’isolation phonique des zones de vie : passerelle, cabines, cuisine. Les cales du bateau ont, quant à elles, été équipées d’un vivier en colonnes qui permet d’y stocker 800 kilos de langoustines vivantes. « Ca fonctionne avec un système d’ascenseur qui permet aux gars de ne plus avoir à se baisser pour remonter les caisses », précise le patron pêcheur. Associé à son frère Yann dans l’achat du Côte d’Ambre (dont ils détiennent 75% des parts, les 25% restants ayant été apportés par l’A2G Morbihan), Laurent Tréguier se montre, d'ores et déjà, plutôt satisfait de son nouveau navire « Tout est plus grand, donc tout est plus facile d’accès. Il y a un vrai confort de travail ». Et puis « les finitions sont impeccables. Le chantier a vraiment bien travaillé », conclut-il.