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vendredi 24 mai 2019

ID-MER : NOUVEAU PRESIDENT, NOUVELLES ORIENTATIONS

Arrivé à la tête d’ID-Mer il y a presque un an, Freddie Folezou s’attèle désormais à la mise en place de grandes évolutions qu’il juge indispensables à la continuité de l’activité du centre technique. Une séparation des activités de développement et de production est ainsi à l’étude.




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Depuis quand êtes vous à la présidence d’ID-Mer ?

Freddie Follezou : « J’ai pris mes fonctions à la présidence d’ID-Mer en septembre 2018 en succédant à Jean-Pierre Rivery qui venait de terminer ses trois ans de mandat. ID-Mer emploie aujourd’hui 17 salariés. C’est une structure habituée à des présidences tournantes, avec des profils tournés soit vers les biotechnologies, soit vers l’agroalimentaire. Mon expérience fait que je penche plutôt vers l’agroalimentaire. Je suis PDG d’Océaniques Restauration, à Carhaix, une entreprise qui est spécialisée dans la transformation des produits de la mer, principalement pour des terrines et des salades. Dans ce cadre là, je travaille beaucoup avec des prestataires lorientais et je connais très bien le port de Keroman ».

Comment se porte aujourd’hui la structure ?

Freddie Follezou : « Pour être très honnête avec vous, je pensais que la situation aurait été moins compliquée à gérer. Nous travaillons désormais sur deux grands axes de réflexion afin de bien dissocier les deux activités de l’association : d’un côté la branche recherche et développement, qui doit demeurer sous structure associative, financée par des fonds publics. Et de l’autre la partie production qu’à mon sens, ID-Mer ne peut pas porter seul, mais en partenariat avec des entreprises. Par exemple par la création d’une société avec différents actionnaires. Le but étant d’impliquer dans le projet nos clients historiques et de gagner en autonomie. On ne peut plus aujourd’hui compenser des pertes financières de la structure par de l’argent public ».

Quel est l’objectif de cette organisation d’ID-Mer ?

Freddie Follezou : « En fait, il est essentiel de garder la partie technique, celle qui apporte l’expérience et le savoir-faire d’ID-Mer à des petites entreprises qui, sinon, n’auraient pas les moyens d’investir dans un service recherche et développement. Mais parallèlement, il est indispensable de trouver un équilibre économique qui permette à la structure de s’autofinancer en développant sa partie production. Je suis assez optimiste pour cela. Nous allons mettre en service d’ici quelques semaines un nouvel outil, le Seadryer, un investissement lourd de 1,5 million d’euros financé par l’Europe, la région Bretagne, le département du Morbihan et Lorient Agglomération. Il s’agit d’un sécheur de pointe, l’un des seuls de cette capacité en France, qui devrait nous ouvrir de nouvelles perspectives. Si tout se passe bien, la nouvelle structure d’ID-Mer devrait être en place en début d’année prochaine ».