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mercredi 05 mai 2021

KEROMAN MET EN PLACE UNE NOUVELLE GESTION DES CAISSES A POISSON

Le projet était en réflexion depuis des années. Afin de réduire le nombre de caisses à poisson utilisées sur le port de Lorient Keroman, et donc de limiter un gaspillage financier, un nouveau système de gestion des contenants vient d'être mis place.




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C'est un véritable casse-tête auquel tous les ports de pêche sont confrontés, la gestion des caisses à poisson. Entre le moment où elles partent en mer à bord des bateaux, celui où elles reviennent à quai chargées de produits, leur passage en criée, puis dans les ateliers de marée ou chez les poissonniers, leur retour au port pour être lavées, stockées et repartir sur les navires : leurs parcours sont souvent difficiles à tracer. Sans compter celles qui voyagent à l'autre bout de la France pour livrer les acheteurs distants.


Résultat, beaucoup ne reviennent pas. Et doivent être constamment remplacées pour éviter les ruptures de stocks. Au port de Lorient Keroman, cette gestion des caisses et autres contenants à poisson représente chaque année plusieurs centaines de milliers d'euros. « Dans la situation financière tendue que nous connaissons actuellement, c'est une dépense que nous ne pouvons plus nous permettre », observe Benoit Jaffré, directeur de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port.

Lutter contre le gaspillage

Une nouvelle organisation a donc été mise en place début avril après une phase test de deux mois. Désormais, les pêcheurs doivent commander à l'avance le nombre de caisses qu'ils souhaitent embarquer. Le personnel de la Sem se chargent alors de les livrer. Stockées à différents endroits du port dans des parcs sécurisés, les caisses sont enregistrées informatiquement et louées pour un temps limité.


« Cela comprend la location mais aussi toutes les prestations qui vont derrière : la livraison, le stockage, le lavage... », précise Benoit Jaffré. Les usagers du port (pêcheurs, mareyeurs, poissonniers) ont ensuite 10 jours pour ramener les caisses, 20 pour les acheteurs distants. Au-delà, une surfacturation est mise en place à raison de 50 centimes par jour pendant 15 jours maximum, pour inciter au retour du contenant.


Après trois mois de rodage, le nouveau système de gestion est opérationnel. « La mise en place d'une telle organisation pose forcément des contraintes mais nous avons essayé de les limiter au maximum », souligne le directeur du port. Désormais possible, le suivi des flux montre que le dispositif permet d'accélérer la rotation des contenants et donc d’optimiser les stocks. « L'objectif n'est pas de gagner de l'argent mais d'éviter le gaspillage. Pour cela, il est important de redonner aux caisses leur fonction première qui est d'être utilisées pour transporter du poisson », conclut Benoit Jaffré.