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mercredi 28 juin 2017

A NOUVEAU UNE BELLE ANNÉE EN VUE POUR LA LANGOUSTINE DU GOLFE

Qualifiée d’exceptionnelle l’an passé, la saison 2017 pour la langoustine du Golfe de Gascogne promet une nouvelle fois de très bons rendements. Illustration d’une gestion exemplaire de la ressource mise en place par les pêcheurs eux-mêmes.




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Décidément, les années se suivent et se ressemblent pour la langoustine du Golfe de Gascogne. Après une année 2016 qui avait donné de très bons rendements, étalés sur 12 mois, celle de 2017 s’annonce également comme un grand cru. « Nous sommes actuellement dans le pic de production. Les tonnages sont assez conséquents, autour de 5 tonnes par jour. Il n’y a pas eu trop de mauvais temps depuis le début de l’année. C’est une bonne chose, on tient la barre », commente François Cuvilly, responsable halieutique du port de pêche de Lorient Keroman. Confirmation du côté des pêcheurs. « Pour la 2ème année consécutive on constate de très bons rendements dès le début de l’année, et des cours qui sont plutôt bons », indique Franck Evrat, chargé de mission au sein de l’organisation de producteurs Pêcheurs de Bretagne qui rassemble la quasi totalité des langoustiniers du sud Bretagne. A la criée de Lorient Keroman, selon les jours de la semaine, les prix évoluent depuis début juin entre 8 et 11€ le kilo pour la taille 4, c’est-à-dire de la petite langoustine. Grâce à la rapidité des ventes et au nombre important d’acheteurs, « le marché est très dynamique sur Lorient », constate Franck Évrat. Pour preuve, l’organisation de producteurs n’est quasiment pas intervenue sur les ventes depuis le début de la saison pour maintenir les cours.

Double limitation des volumes

En revanche, elle a mis en place un peu plus tôt que d’habitude un plan de gestion destiné à ne pas surconsommer les quotas. « L’objectif est de pouvoir pêcher de la langoustine jusqu’au 31 décembre et de profiter ainsi des ventes de fin d’année qui sont souvent très bonnes », explique le chargé de mission. Pour ce faire, Pêcheurs de Bretagne met en place une double limitation. La première est journalière et fixée en fonction des conditions de vente sur les différents marchés. En clair, si les cours sont trop bas on limite les apports pour éviter que les prix ne s’écroulent. La seconde se fait par quinzaine, chaque bateau, selon sa taille et le nombre d’hommes à bord, ne pouvant dépasser un volume maximum sur cette période. Ceux qui ne jouent pas le jeu sont sanctionnés par l’organisation de producteurs, même si globalement, tout le monde respecte ces plafonds mis en place par les professionnels eux-mêmes. « C’est sûr que lorsqu’il y a du rendement comme cela c’est difficile d’appuyer sur la pédale de frein. Mais c’est un impératif incontournable pour respecter les quotas et maintenir les cours à un niveau élevé », poursuit Franck Évrat. Souvent qualifiée d’exemplaire, la pêcherie langoustinière démontre une nouvelle fois que les professionnels savent mieux que personne respecter et gérer la ressource, quitte à s’imposer des contraintes. Car au final « c’est toujours mieux de gérer l’abondance que la pénurie ».