Actualité


 
mercredi 10 janvier 2018

BILAN 2017 : ANNÉE STABLE POUR LORIENT KEROMAN

Alors qu’on s’inquiétait en milieu d’année du manque de produits capturés, 2017 restera finalement dans les annales du port de Lorient Keroman comme une année stable. Avec, signe encourageant, de plus en plus d’acheteurs et de bateaux.




Pour voir les vidéo, il faut activer javascript et télécharger FlashPlayer

Beaucoup de sardines et de lieu noir, un peu moins de langoustines, des navires espagnols peu présents, ainsi pourrait se résumer le bilan 2017 du port de Lorient Keroman. Au final, le volume total de captures débarquées l’an passé se monte à 26 219 tonnes contre 26 882 tonnes en 2016, soit une baisse de 2.47%. Côté valeur, le volume des ventes de Lorient Keroman se monte à 82,828 millions d’euros contre 86,691 millions d’euros en 2016, soit là encore une diminution de 4.46%. Rien d’inquiétant pour autant. « 2016 avait été une très bonne année pour nous. La tendance est plutôt à la stabilité, ce qui est déjà un bon résultat », commente Maurice Benoish, président de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port. Si l’on y regarde de plus près, la baisse générale du tonnage s’explique avant tout par une chute de 35% des débarquements extérieurs, les navires espagnols ayant débarqué à Lorient 1 145 tonnes de moins qu’en 2016. Mais si l’on observe uniquement le volume des captures mises en vente sous criée, c’est-à-dire hors débarquements extérieurs, les chiffres progressent cette fois de 2,05%, soit près de 500 tonnes supplémentaires en un an.

+125% pour la sardine !

C’est la pêche côtière qui tire le mieux son épingle du jeu avec une hausse des captures en 2017 de 1 116 tonnes (+19,17%) pour un total de 6 938 tonnes. Un bon résultat dû pour l’essentiel à une très forte augmentation des volumes de sardines (+125%). « La saison a été exceptionnelle », souligne le président de la Sem. Petit bémol en revanche pour la langoustine qui ne dépasse pas les 880 tonnes contre 1049 l’an passé (-16%). En valeur, la demoiselle reste néanmoins le deuxième produit commercial du port de Lorient Keroman avec un chiffre d’affaire de 10,607 millions d’euros, derrière la baudroie, 13,283 millions d’euros. Le service commercial du port, qui achète du poisson en Europe pour alimenter la criée, connaît quant à lui une stabilité quasi parfaite avec 5 087 tonnes en 2017, c’est-à-dire à peine 80 tonnes de moins qu’en 2016. Enfin, la pêche fraiche au large enregistre une  légère baisse de 4,45% avec 11 992 tonnes débarquées, soit 559 tonnes de moins que l’an passé. « Cela s’explique par les nombreux arrêts techniques auxquels a dû faire face la Scapêche (1er armement lorientais, NDLR», constate Maurice Benoish. Dans le classement des 10 espèces les plus commercialisées, le merlu tient toujours le haut du pavé (3 513 tonnes), suivi de la julienne (3 097 tonnes) et de la baudroie (2 895 tonnes). En quatrième position arrive le lieu noir (2 614 tonnes) dont les captures ont progressé en un an de 35%. Mais au-delà des tonnages et de leur valeur, le président du port de Lorient Keroman - qui doit quitter ses fonctions d’ici la fin du mois - se félicite surtout de voir augmenter un peu plus chaque année le nombre de bateaux débarquant leurs produits (292 en 2017), et celui des acheteurs (232). « La conclusion, c’est que nous sommes devenus une véritable place de marché. La qualité est là. Les vendeurs comme les acheteurs sont présents. C’est un signe encourageant pour l’avenir ».