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mercredi 27 juin 2018

SILENCE, ÇA TOURNE À KEROMAN !

Une équipe de réalisation franco-belge a investi le port de Lorient Keroman depuis une semaine. Elle tourne un court métrage ayant pour thème central la relation entre un homme et une femme travaillant au port de pêche.




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C’est l’histoire d’une fileteuse et d’un conducteur de chariot élévateur. Ils vivent en couple et se réveillent chaque matin aux aurores pour partir travailler au port de pêche. On n’en <s>s’aura</s> saura guère plus. Si ce n’est qu’à la fin, comme souvent au cinéma, l’histoire d’amour se termine mal. Voilà résumé en deux phrases le scénario de ce court métrage au titre poétique, « Je serai parmi les amandiers », et dont le tournage a débuté la semaine dernière sur le port de Lorient Keroman. L’équipe franco-belge d’une quinzaine de personnes s’est levée tôt pour cela. Dès 5 heures du matin, ils étaient en place pour capter l’ambiance si particulière de la vente à la criée et du Pan Coupé. « On voulait filmer le balai<s>s </s>des camions et des chariots élévateurs, des gens qui courent et s’affairent dans tous les sens. Il y a une énergie incroyable ici », raconte Mariane Giélara, la directrice de production. Au milieu de cette activité incessante, l’équipe de tournage n’a pas eu de mal à trouver sa place. « On a été super bien accueillis, vraiment aucun problème », poursuit-elle.

Embauchée chez un mareyeur

Des scènes ont également été tournées dans les magasins de marée, au Chalut des 2 ports notamment, pour filmer au plus près les gestes des fileteuses et suivre leur vie quotidienne, leurs discussions, jusque dans les vestiaires. Certaines d’entre elles ont même été sollicitées pour apprendre de petits textes, devenant ainsi actrices d’un jour. La réalisatrice du court métrage, Marie Le <s>Flo’ch</s> Floc’h, n’est pas venue par hasard à Keroman. « Plus jeune, elle passait toutes ses vacances d’été à Lorient. Elle avait très envie de tourner son film ici », explique Mariane Giélara. La jeune réalisatrice est allée jusqu’à se faire embaucher chez un mareyeur, il y a deux ans, pour mieux découvrir le métier. Produit en France par les Films du Grand Huit, le court métrage (prévu pour durer une vingtaine de minutes) a été préacheté par France 3. Il devrait être diffusé dans les festivals et projeté sur Lorient dès l’année prochaine.