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mercredi 30 octobre 2019

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE EN VISITE A KEROMAN

Le ministre Didier Guillaume est venu rencontrer lundi 28 octobre les professionnels de la pêche lors d’une visite sur le port de Lorient Keroman. L’occasion d’aborder les deux sujets d’inquiétude du moment : les propositions de la commission européenne sur les TAC et quotas. Et surtout, les répercussions qu’aurait sur la pêche française un Brexit sans accord




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Hasard du calendrier. Alors que l’Union Européenne annonçait lundi 28 octobre qu’elle accordait finalement un nouveau report du Brexit au 31 janvier, c’est ce même jour qu’avait choisi le ministre de l’agriculture, de l’alimentation et de la pêche, Didier Guillaume, pour venir en visite au port de Lorient Keroman afin de justement s’entretenir sur le sujet avec les professionnels du secteur. Accompagné de nombreux élus locaux, dont le président de la Région, Loïg Chesnais-Girard et le président de Lorient Agglomération, Norbert Métairie, le ministre a d’abord visité le Roselend, chalutier de 35 mètres de l’armement Scapêche. Le navire n’avait pas été choisi par hasard. Basé à  Lorient Keroman, le premier armateur de la pêche fraiche française, dont la grande majorité des navires travaillent essentiellement dans les eaux britanniques, pourrait en effet être l’une des premières victimes collatérales d’une sortie sans accord du Royaume Uni de l’Union Européenne.

« Je vais me bagarrer jour et nuit »

Accueilli ensuite dans la salle Henry Verrière pour un échange avec les représentants de la filière pêche, le ministre s’est voulu rassurant. « Comment pouvons-nous faire pour nous sortir ensemble de cette situation qui semble inextricable, tant sur le Brexit que sur les propositions de la commission européenne en matière de TAC et quotas ?, s’est-il interrogé. La réponse n’a pas tardé. « Les pêcheurs me demandent de les défendre et d’avancer. Ce que je leur réponds, c’est que pour l’instant nous ne sommes pas favorables à la proposition de la commission. C’est très clair. Et je vais me bagarrer jour et nuit à Bruxelles pour obtenir une majorité auprès des états membres afin de faire pencher la balance de notre côté ». Quant au Brexit, la position du ministre semble tout aussi limpide : « La France est opposée à toute interdiction d’aller pêcher dans les eaux britanniques (…). Le fait qu’un nouveau délai jusqu’au 31 janvier 2020 vienne d’être accordé au Royaume Uni nous donne un nouvel espoir de trouver un accord. Cela veut dire aussi que, de toute façon, jusqu’au 31 décembre 2020, les pêcheurs français peuvent continuer à aller pêcher dans les eaux britanniques. Et qu’à partir de là, nous démarrons une nouvelle négociation ». Au vu des complications du Brexit, celle-ci ne sera sans doute pas facile à mener. Et le ministre de la pêche pourrait bien revenir à Lorient Keroman d’ici là.