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mardi 22 août 2017

LA FLOTTILE LORIENTAISE COMPTE UN NOUVEAU BATEAU

Arrivé début aout dans le bassin de Keroman, le Jumila a été baptisé en grande pompe ce week-end. Racheté au Guilvinec par Alexandre Flahat, il remplace le P’tit Jul 2 revendu, quant à lui, aux Sables d’Olonne.




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Il s’appelle désormais Jumila. Ju pour Julia, le prénom de l’épouse d’Alexandre Flahat, et Mila comme le prénom de leur fille, âgée de 2 mois. Dans une vie antérieure, il s’appelait Besame, comme dans la chanson, et appartenait à Pierrick Berrou, pêcheur du Guilvinec parti récemment à la retraite. Comme le veut la tradition dans le monde de la pêche, qui dit changement de nom dit cérémonie religieuse. C’est donc dans les règles de l’art que Jumila a été baptisé samedi dernier le long des quais de Lorient Keroman. L’aumônier des gens de mer, Armel de la Monneraye, étant indisponible, c’est le vicaire des paroisses qui a officié à la cérémonie de baptême. La flottille lorientaise compte donc un nouveau navire dans ses rangs. Fabriqué il y a seulement 5 ans au chantier Hénaff du Guilvinec, Jumila était arrivé dans son nouveau bassin début août. « J’en ai profité pour bricoler un peu dessus et installer quelques trucs à mon goût : des caméras de surveillance sur les treuils et de l’électronique », explique Alexandre Flahat.

Confiance en l’avenir

Long de 14,95 mètres et large de 5,70m, le chalutier langoustinier a pour particularité d’avoir été construit en bois, comme au bon vieux temps. Agé de 27 ans, son nouveau et heureux propriétaire va pouvoir se lancer à son propre compte. Depuis 5 ans, Alexandre commandait le P’tit Jul 2, le bateau de son père, Thierry Flahat, parti lui aussi à la retraite. « Le bateau du père était plus vieux que moi, il avait 30 ans ! J’avais envie d’un bateau plus récent », commente-t-il. Équipé d’un moteur quasiment neuf, le Jumila est parti dès lundi pour sa première marée à la recherche de langoustines au large de Groix. En septembre il ciblera l’anchois, avant de travailler aux 4 panneaux sur la dorade et le saint-pierre. L’investissement pour cette nouvelle acquisition est conséquent : 900 000€, dont 75 000€ d’aide européenne. Mais Alexandre Flahat croit en l’avenir du métier. « Aujourd’hui, on pratique une pêche durable et sélective, c’est plus comme avant. On sait gérer les stocks » constate-t-il. L’équipage du Jumila reste le même que sur le P’tit Jul 2, avec en plus « un petit jeune qui sort de l’école. Il a l’air d’en vouloir. On verra bien ». Le P’tit Jul 2, quant à lui, est parti aux Sables d’Olonne, où il a été vendu. On devrait pourtant retrouvé prochainement à Keroman les couleurs vert et rouge bien connus de sa coque. En avril, pour le prochain carénage, Alexandre Flahat a déjà prévu de repeindre Jumila « aux couleurs du père ». Un beau clin d’œil pour cette famille où la pêche se pratique depuis trois générations.