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mercredi 01 mai 2019

DÉFILÉ DE CANDIDATS SUR LES QUAIS DE LORIENT KEROMAN

Benoit Hamon en premier, Nathalie Loiseau ensuite, puis François-Xavier Bellamy : rarement le port de pêche de Lorient Keroman n’aura vu défiler autant de personnalités politiques en si peu de temps. Des visites de terrain destinées à mieux saisir les enjeux des prochaines élections européennes pour toute la filière maritime.




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Jeudi dernier, c’est Benoit Hamon, accompagné d’Isabelle Thomas, qui a ouvert le bal. Le fondateur de Génération.s, tête de liste aux prochaines élections européennes, et l’eurodéputée sortante, étaient venus prendre le pouls de la filière pêche en rencontrant les professionnels et en visitant, en fin de journée, le port de Lorient. Le lendemain, c’est dès 5 heures du matin que Nathalie Loiseau, tête de liste de LREM, est arrivée sur les quais de Keroman. Accompagnée de Pierre Karleskind, vice-président du Conseil régional chargé de la mer, également candidat aux européennes, elle a visité la criée avant de s’entretenir avec les professionnels du port. Enfin, lundi, François Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains, est venu à son tour découvrir le port de Lorient Keroman en compagnie de Muriel Jourda, sénatrice du Morbihan, et d’Alain Cadec, député sortant et président de la commission pêche au Parlement européen. Au programme, là encore : visite des infrastructures portuaires et rencontres avec les professionnels du secteur. En moins d’une semaine, le premier port de pêche français, d’ordinaire plutôt discret, aura donc connu un long défilé de candidats et de caméras. « Cela montre que la pêche, qui n’est finalement qu’un petit secteur dans l’économie nationale, est perçue comme un enjeu important », se félicite Jean-Paul Solaro, président de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port.

Investissements et diversification des captures

Répondant à l’invitation du comité départemental des pêches du Morbihan, les candidats ont pu ainsi « mieux se rendre compte de nos problématiques et de leurs complexités », poursuit le responsable. L’occasion d’insister sur deux points : « Les conséquences catastrophiques qu’aurait pour le port de Lorient un éventuel Brexit sans accord. Sachant que 50% du poisson vendu chez nous provient des eaux britanniques ». Et la prise de conscience que « ce ne sont pas uniquement les pêcheurs qui sont concernés mais toute une filière ». Le président de Lorient Keroman en a également profité pour rappeler l’importance de « maintenir des investissements publics lourds pour soutenir l’activité du port ». Et la nécessité de conserver des bateaux de toutes tailles (petits, gros, moyens) afin de continuer à diversifier les espèces vendues sous criée : « C’est ce qui fait la force d’une place commerciale comme la nôtre ». Visiblement « attentifs » et « intéressés » par cette visite de terrain, les candidats ont tous promis qu’une fois élus, ils défendraient les intérêts de la pêche française à Bruxelles. Mais la bataille ne fait que commencer. Dans le calendrier européen, une renégociation de la politique commune des pêches est certes programmée à l’issu des élections. Reste que, « rien ne pourra se faire tant que la question du Brexit ne sera pas réglée », commente Jean-Paul Solaro