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mercredi 03 février 2021

2020 : UNE ANNÉE EN DENTS DE SCIE POUR LE PORT DE LORIENT KEROMAN

Sans surprise, le port de pêche de Keroman aura connu des moments difficiles en 2020. Une année marquée par le mauvais temps, l’épidémie de Coronavirus, plusieurs confinements, la fermeture des restaurants et des cantines scolaires... Au chapitre des bonnes nouvelles, on retiendra malgré tout les bons chiffres de la pêche côtière qui parvient à progresser de 3,71%




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Frappé comme l’ensemble des ports par les conséquences de la crise liée à l’épidémie de Covid 19, Lorient Keroman aura enregistré en 2020 une baisse d’activité qui frôle les 20%. Au total, le volume global des ventes réalisées sous contrôle portuaire est passé de 22 273 tonnes en 2019 à 17 898 tonnes l’an passé, soit une baisse de 4 375 tonnes. En valeur, la baisse est légèrement moins prononcée. En un an, le chiffre d’affaires du pôle halieutique est passé de 77 à 64 millions d’euros, soit une perte d’environ 17%. « 2020 ne sera sans doute pas une année à retenir. C’est plutôt une année en dents de scie », constate Olivier<s></s> Le Nézet. Pour autant, le nouveau président de la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port, reste confiant dans l’avenir : « Ce n’est pas parce qu’il y a des difficultés qu’il faut s’arrêter, bien au contraire. Malgré une situation très dégradée, tout le monde a joué le jeu cette année pour permettre de maintenir l’activité du port. C’est à souligner, cela a permis de rapprocher la filière. Maintenant, il faut repartir sur 2021 avec une nouvelle dynamique ». Un discours qui se veut rassurant, d’autant que la situation n’est pas si sombre.

La julienne, la lotte et le merlu

Du côté des bonnes nouvelles, on notera ainsi en 2020 le maintien, voire la légère progression, de la pêche côtière qui finit l’année à<s></s> +3.71% en volume, soit 4 978 tonnes pour un chiffre d’affaires proche de 28 millions d’euros (+ 3,07%). A l’inverse, la cellule approvisionnement du port - mise en sommeil un moment pour ne pas concurrencer la pêche locale - enregistre une baisse de 37%, passant de 5 593 tonnes en 2019 à 3 524 tonnes de poissons commercialisés par des armements étrangers (principalement d’Irlande, d’Ecosse et d’Espagne). La pêche fraiche au large est également durement touchée par la crise sanitaire. Avec 8 063 tonnes, elle connaît une baisse d’environ 18% en volume et de 22% en valeur. La faute à une météo exécrable en début d’année. Puis, lors du premier confinement, à la fermeture de l’ensemble des restaurants et cantines scolaires qui a fortement impacté les armements hauturiers, à commencer par le premier d’entre eux : la Scapêche. Enfin, les débarquements extérieurs suivent le même mouvement de baisse initié depuis plusieurs années : 1 334 tonnes en 2020 contre 2 002 en 2019 (-33%). Au classement des espèces les plus capturées à Keroman, on retrouve toujours en tête la julienne (2 103 tonnes), suivie de la lotte (1 797 tonnes), et du merlu (1 726 tonnes). En valeur, c’est l’indétrônable langoustine qui truste une nouvelle fois la première place avec un chiffre d’affaires dépassant les 9 millions d’euros.